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Appel d’urgence : Les sapeurs-pompiers favorables à un numéro unique

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Il est indispensable pour plus d’efficacité dans les secours de simplifier la gestion des appels d’urgence et d’apporter une meilleure lisibilité pour le grand public, avec le 112 devenant le seul et unique numéro d’urgence en France (FNSPF). Cette prise de position est celle de la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France qu’elle défendra lors de la « Journée européenne du 112 » organisée le 11 février prochain par l’European Emergency Number Association (EENA).

   En effet, cette « Journée européenne du 112 » permet à la FNSPF de rappeler l’efficacité reconnue d’un numéro d’appel d’urgence unique. Le 112, existant dans de nombreux pays européens (80 pays à l’échelon international), permet de joindre les services d’urgence de tout type (sapeurs-pompiers, police, SAMU) : « ce numéro fonctionne même depuis un téléphone verrouillé ou ne disposant pas d’une carte SIM. Il peut être composé sur un fixe comme sur un téléphone portable, vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept. »

En comparaison avec cette réalité, la fédération dresse un bilan des réponses de secours en France avec le système actuel comprenant 13 numéros d’urgence en France : « suite aux appels, les sapeurs-pompiers interviennent, chaque jour, toutes les 7 secondes. Le traitement de l’alerte s’effectue en 2 minutes en moyenne et l’arrivée sur les lieux en 13 minutes. »

Sur les 20 246 600 appels reçus par les pompiers, 64 % provenaient du 18, 36 % provenaient du 112, 31% d’appels étaient injustifiés sur le total.

Une réelle coopération et mutualisation entre les services publics d’urgence

« Un numéro unique permettrait de mieux traiter les demandes avec une prise en charge plus rapide des urgences. Lorsque vous faites un arrêt cardiaque, à chaque minute qui passe, vous perdez 10% de chances de survie ! Un numéro d’urgence unique peut permettre de traiter plus rapidement les urgences et de favoriser une meilleure coordination à partir du moment où les différents services publics travaillent au même endroit », précise le médecin-colonel Patrick Hertgen, vice-président de la FNSPF.

Pour la fédération, l’actuelle multiplicité des numéros d’urgence en France est « source de confusion et est également contreproductive » dans une analyse de la réponse aux demandes de secours.

Elle demande la création des plateformes de gestion des appels d’urgence, communes à tous les acteurs (sapeurs-pompiers, policiers, gendarmes, SAMU) qui induit une démarche de réelle coopération et mutualisation entre les services publics d’urgence. Et d’alerter sur le fait que les services d’urgence comptent actuellement près de 450 centres de traitement des appels d’urgence (15, 17, 18, 112) d’où les risques de cloisonnement et de non partage rapide de l’information. Pour cela, les sapeurs-pompiers de France sont prêts à abandonner le 18 et espèrent que « 2018 sera l’année de modernisation des plateformes d’appels ! »

 

Repères / Les numéros d’urgence en France

15 (SAMU), 17 (Police et Gendarmerie, Police secours), 18 (Sapeurs-pompiers), 112 (numéro d’appels d’urgence européen), actuellement acheminé vers les pompiers ou le SAMU en fonction du découpage géographique), 114 (Centre National Relais pour les personnes sourdes ou malentendantes), secours pour les personnes ayant des difficultés à entendre ou à parler, 115 (SAMU Social – SOS Sans Abri), 116 000 (enfants disparus), 116 111 (enfance en danger – en cours de mise en service et destiné à remplacer à terme le 119), 116 117 (permanence des soins ambulatoires), 119 (enfance maltraitée), 191 (urgence aéronautique), 196 (urgence maritime), 197 (alerte attentat – enlèvement).

 

 

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