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Baromètre national ISM-MAAF : L’apprentissage attire plus de jeunes

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C’est un renversement de tendance que révèle le baromètre réalisé par l’ISM (Institut supérieur des Métiers) et le groupe MAAF. En 2015-2016 (dernière année scolaire analysée), le nombre d’inscriptions en première année d’apprentissage augmente de 2%, permettant de franchir le seuil de 73 000 jeunes. Certes ces chiffres sont encore loin de ceux de l’année 2012-2013 où l’on comptait 83 955 nouveaux apprentis!

«Les inscriptions en première année repartent à la hausse, surtout dans les activités de service, comme la réparation automobile ou les soins de beauté. Cette dynamique peut s’expliquer par une revalorisation des métiers de l’artisanat dans l’opinion publique » commente Bruno Lacoste, Directeur du marketing de MAAF.

Une porte d’entrée dans le monde du travail

Plusieurs autres faits sont soulignés par cette étude. Le secteur des entreprises artisanales reste le premier employeur avec 35% des effectifs d’apprentis comptabilisés en France (143 000 apprentis sur les 405 000 scolarisés dans l’Hexagone.

Plus des deux-tiers des nouveaux scolarisés en apprentissage (69 %) préparent un diplôme de niveau V (CAP) ; l’apprentissage artisanal se développe également dans l’enseignement supérieur et les apprentis démarrant une formation post-Bac sont toujours plus nombreux (+ 9%). Pour 2015-2016, 12 000 nouveaux arrivants avaient précédemment préparé des diplômes Bac + 2 et plus.

L’apprentissage constitue une porte d’entrée dans le monde du travail. Les derniers chiffres montrent une évolution favorable car 60% (+ 6% par rapport à 2014) des apprentis trouvent un emploi dans les 7 mois qui suivent leur formation. Ce pourcentage correspond à celui de l’année 2012 ! 

Dans 53 % des cas, l’employeur est l’ancien maître d’apprentissage. « Les perspectives d’embauche sont d’autant plus favorables que de nombreux métiers de l’artisanat sont « en tension » pour ce qui concerne les besoins de recrutement » explique Catherine Elie, Directrice des études de l’ISM.

Enfin comme le montre la carte réalisée pour ce baromètre, l’Hexagone montre des disparités entre les régions avec une ligne de césure à hauteur de la Loire. Le taux de pénétration national de 1 sur 7 chute en allant vers le sud de la France. Des disparités sont également constatées entre les secteurs d’activité ; ceux de la boulangerie et des services progressent au contraire de ceux de la construction et de la fabrication

 

 

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