Accueil»À la une»Bellamy, Glucksmann, Aubry, Bardella : Des nouveaux noms, Des candidats jeunes têtes de listes aux Européennes

Bellamy, Glucksmann, Aubry, Bardella : Des nouveaux noms, Des candidats jeunes têtes de listes aux Européennes

0
Partages
Pinterest Google+

Aujourd’hui, les têtes de liste aux Européennes sont des candidats jeunes qui mettent fin au mouvement du perpétuel retour des mêmes. S’agit-il pour autant d’un véritable renouveau ?
OUI, car les vieux partis contestés et démonétisés présentent des candidats qui s’affranchissent de la politique politicienne ; NON, car ce renouveau permet, sous des habits neufs, se traduit par le retour des vieux clivages, en particulier le clivage gauche-droite que l’élection d’Emmanuel Macron avait permis d’effacer.

Xavier Bellamy, Raphaël Glucksmann : le renouveau à travers des intellectuels :
LR et la gauche réformiste, antitotalitaire, dont le PS d’Olivier Faure, ont choisi des philosophes comme têtes de liste aux Européennes : Xavier Bellamy pour LR, Raphaël Glucksmann pour la gauche antitotalitaire. Ce choix est judicieux pour LR, car Bellamy, en incarnant la France, a la capacité de refonder la droite républicaine sur des valeurs conservatrices au bon sens du terme, s’il accepte de ne pas enfermer sa candidature sous des valeurs personnelles qui sont celles de la Manif pour Tous.

Raphaël Glucksmann a la lourde charge de fédérer la gauche réformatrice à partir de son mouvement Place publique. C’est sûrement une erreur du PS de ne pas avoir son propre candidat. Ce qui est évident, c’est que Xavier Bellamy et Raphaël Glucksmann incarnent le retour des idées dans le débat politique et une volonté d’endiguer la vague populiste qui déferle sur l’Union Européenne.

Manon Aubry ou les habits neufs du mélenchonisme :
Venue du mouvement associatif, plus écolo que trotskiste, la jeune Manon Aubry, tête de liste de la France Insoumise aux Européennes, est un moyen pour un Jean-Luc Mélenchon démonétisé et décrédibilisé, de revêtir les habits neufs de l’écologie avec l’espoir de réussir la convergence ente les luttes pour la justice sociale et les luttes pour la justice climatique. Manon Aubry, une Cécile Duflot plus jeune, délivre de façon mécanique, les éléments de langage d’une écologie politique imbibée de gauchisme. Les 7% annoncés aux Européennes pour la FI confirme la démonétisation du mélenchonisme.

Jordan Bardella pour le Rassemblement National :
Rien de nouveau. Le discours convenu d’un populisme d’une droite extrême avec des éléments de langage qui ne peuvent masquer l’incompétence trop visible de Jordane Bardella. Le « jeune » ici se contente d’ânonner la « voix de son maître ». Aucune « plus-value » intellectuelle.

Christian Gambotti
Direction des Études

Article précédent

L’ordre républicain oui, dans le respect du droit de manifester

Articles suivants

Défendre ses opinions et non faire des coups de « com » !