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CESE : La ré-industrialisation enjeu de croissance déterminant !

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Replacer l’industrie dans le débat public, dévoiler les enjeux d’une activité dans la perspective du développement économique en France, telles sont les ambitions du Conseil économique, social et environnemental (CESE) qui se sont exprimées lors de la 8ème édition de la Semaine de l’industrie, du 26 mars au 1er avril 2018. Loin des feux de l’actualité immédiate, il appelle à favoriser le renouveau de l’industrie française dans son avis « Industrie : un moteur de croissance et d’avenir » (1). 

 
« En effet, durant ces 50 dernières années, sa place dans l’économie du pays n’a cessé de reculer. Bien perçue, notamment par les jeunes, elle reste relativement méconnue » précise l’avis du CESE (cet avis rapporté par Marie-Claire Cailletaud (groupe CGT) a été adopté lors de l’assemblée plénière du 27 mars 2018).

« Reprendre une place centrale dans la sphère économique »

Affirmant qu’elle peut répondre à des aspirations contemporaines « si elle se voit adjoindre une véritable stratégie politique inscrite dans un modèle économique européen et ancrée territorialement », le CESE estime que la question du renouveau industriel français semble retrouver « sa place dans le débat public, mais elle doit reprendre une place centrale dans la sphère économique de la société ».

Il en souligne les enjeux et les mutations notamment par l’intégration des services, de la numérisation des processus de fabrication et constate des attentes de la société dans ses capacités du secteur de l’industrie à définir les transitions économiques, sociales et environnementales indispensables pour ce renversement de tendance. Et de conclure : « elle a tous les atouts pour être un moteur de croissance et d’avenir, à la condition que l’Etat stratège impulse ce renouveau ».

Repères / Les préconisations du CESE

  • Mettre en place une Programmation Pluriannuelle de l’Industrie (PPI) (vision à quinze ans) qui coordonne les politiques publique de la formation à l’aménagement du territoire,
  • Renforcer la formation pour anticiper les besoins et les évolutions de qualifications pour répondre aux nouveaux métiers,
  • Elever les normes sociales et environnementales pour parvenir à une équivalence avec les normes du commerce international,
  • Développer l’attractivité des métiers de l’industrie avec la création d’une agence nationale « pour une nouvelle culture industrielle » sous la responsabilité d’un ministre de l’Industrie,
  • Favoriser la création d’écosystèmes performants par la réorientation une partie des fonds et des réserves de l’assurance vie des ménages, de l’épargne salariale, sous garantie de l’Etat, vers le financement des entreprises industrielles,
  • Protéger nos « fleurons industriels » dans un contexte de guerre économique par une législation pour mieux protéger l’entreprise et les emplois lors de transactions judiciaires.
    (1) (ndlr / cette question est déterminante pour la revitalisation des territoires durement touchés par les délocalisations, les fermetures et pour le maintien de l’emploi dans les bassins de vie économique locaux).

 

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