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ELOGE DES MAIRES DE FRANCE OU LE RETOUR AU LOCAL POUR RECONSTRUIRE LE PAYS ET TISSER DES LIENS !

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Le Président de la République, Emmanuel Macron, cherche désormais à retrouver le chemin de la France réelle, celle des territoires. Les relais d’opinions, dans cette France réelle, sont les maires de nos 36 000 communes.
Le maire, élu de proximité, reste le seul responsable politique qui bénéficie encore de la confiance de nos concitoyens. Son rôle est considéré comme étant le plus utile. Parce qu’il n’était pas venu à leur Congrès en novembre 2018, les Maires semblaient définitivement en froid avec Emmanuel Macron. La crise des « Gilets Jaunes » aura permis que se renoue un dialogue entre les maires et l’Elysée.
C’est en rencontrant près de 600 maires à GrandBourgtheroulde qu’Emmanuel Macron a lancé, le mardi 15 janvier 2019, le grand débat national qui doit durer jusqu’au 15 mars. Cette rencontre, qui a mis les maires au cœur du débat national, doit se lire comme une réponse à la mobilisation des « Gilets Jaunes ».

Les « Gilets Jaunes », dont la colère et les revendications sur le pouvoir d’achat sont légitimes, ne représentent ni tous les Français, ni tout le peuple. Les maires, à travers les questions posées au Président de la République, ont su exposer les difficultés que rencontrent la France péri-urbaine et le monde rural, au-delà des « Gilets Jaunes ».

Macron sait bien que les maires sont les « premiers porteurs de la République au quotidien », il doit donc lever les incompréhensions qui demeurent sur les pactes financiers Etat/collectivités pour réduire les dépenses ou la compensation pour les communes de la suppression de la taxe d’habitation.

Le « Grand Débat National » a commencé par trois rencontres avec les maires, dont la dernière, ce jeudi 24 janvier, dans la Drôme. Les « Gilets Jaunes » ont permis ce retour vers les maires, ces seuls élus de proximité, maintenant qu’un député ne peut plus être maire, ce qui, pour moi, est une aberration.
A l’occasion de son déplacement en Dordogne, Emmanuel Macron s’est entretenu avec Laurent Wauquiez qui est le président de LR, le premier groupe d’opposition à l’Assemblée nationale. Cette rencontre s’inscrit dans la logique de notre démocratie républicaine.

J’ai toujours considéré que la reconstruction du pays passe par le local, des maires aux présidents de régions, en passant par les présidents des conseils départementaux. Il s’agit aussi de tisser à nouveaux ce lien social qui s’est défait avec cette fracture entre les élites et le peuple, entre les grandes métropoles et les petites villes et le monde rural.

Certes les considérations économiques et sociales sont importantes, le souci de justice fiscale aussi, mais il ne faut pas oublier le lien de fraternité.

C’est cette fraternité qui fait société. Je n’oublie jamais ce troisième terme de notre devise : liberté, égalité et… FRATERNITE.

Sur les « ronds-points », c’est un peu de cette fraternité qu’ont cherché à retrouver des populations qui ne se parlaient plus, happées par les exigences de nos vies modernes. La fraternité reste l’une des idées centrales de la pensée gaullienne.

Marc FRAYSSE
Ancien Député

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