Accueil»À la une»« Gilets Jaunes » et « Foulards Rouges » : une révolte passagère ou peut-être une chance pour la France ?

« Gilets Jaunes » et « Foulards Rouges » : une révolte passagère ou peut-être une chance pour la France ?

0
Partages
Pinterest Google+

Le samedi 25 janvier, à Paris, deux manifestations en apparence concurrentes étaient annoncées : celle des « Gilets Jaunes » et celle des « Foulards Rouges ». On pouvait s’attendre au pire au regard des violences urbaines qui avaient émaillé les précédentes manifestations des « Gilets Jaunes », violences attisées par certains irresponsables politiques appelant à l’insurrection populaire.

La manifestation des « Foulards Rouges » semblait être une réponse aux demandes d’une partie des « Gilets Jaunes » qui réclamaient la démission d’Emmanuel Macron, la dissolution de l’Assemblée Nationale, la fin de la Vème République, l’instauration d’une démocratie directe avec le RIC, etc. Les « Foulards Rouges », à l’inverse, manifestaient pour la défense de nos institutions et le retour l’ordre républicain.

Très vite, au grand dam des chaînes d’info en continu, on s’est aperçu que ces deux manifestations n’allaient pas enclencher, sur le pavé le Paris, le début d’une guerre civile entre les « anti » et les pro-Macron.

Dans mon esprit, ces deux manifestations, loin de s’opposer, se complètent. Comment, en effet, ne pas soutenir certaines revendications des « Gilets Jaunes » qui demandent à vivre décemment de leur travail et plus de justice fiscale ? Comment ne pas être « Foulard Rouge », s’il s’agit de défendre la République et la démocratie à travers la défense de nos institutions ?

Dans mon esprit, ces deux manifestations, loin de s’opposer, se complètent. Comment, en effet, ne pas soutenir certaines revendications des « Gilets Jaunes » qui demandent à vivre décemment de leur travail et plus de justice fiscale ? Comment ne pas être « Foulard Rouge », s’il s’agit de défendre la République et la démocratie à travers la défense de nos institutions ?

On se souvient de ce que le Général de Gaulle avait dit, à l’issue du conseil des ministres du dimanche 19 mai 1968, propos lapidaire rapporté par le Premier ministre Georges Pompidou, et qui sera reprise par Nicolas Sarkozy en 2015 : « La réforme, oui ! La chienlit, non ! »

A l’époque, nous avions, d’un côté, les gaullistes de gauche qui annonçaient l’ouverture d’un congrès de la démocratie afin d’aller vers une réforme des structures sociales ; de l’autre, les conservateurs qui s’inquiétaient des répercutions économiques entraînées par la satisfaction de revendications mettant en péril la compétitivité de la France et l’emploi, à moins de deux mois de l’entrée en vigueur du Marché commun.

On retrouve toujours ce même débat qui oppose l’économie et le social et qui, aujourd’hui, sans parler d’un retour de la lutte des classes, se nourrit de la fracture entre les élites et le peuple, entre les habitants des grandes métropoles et les populations d’une France péri-urbaine et rurale, marginalisée et oubliée. Je note que l’on n’a pas encore entendu les revendications des banlieues, ce qui risque d’ajouter à la crise sociale.

Pour ma part, je ne vois pas de risque de guerre civile, car, dans mon esprit, de nombreux « Foulards Rouges » soutiennent les revendications légitimes des « Gilets Jaunes » liées à la crise sociale. De la même manière, avec les scissions au sein du mouvement des « Gilets Jaunes », la confiscation de la parole par des figures qui n’hésitent pas à s’attaquer aux institutions, à la République et à la démocratie, nombreux sont ceux, parmi les « Gilets Jaunes », qui veulent un retour à l’ordre républicain.

En étant pour certaines revendications des « Gilets Jaunes », nous disons, comme de Gaulle à son époque : « La réforme, oui ! » ; en étant avec les « Foulards Rouges », nous disons : « La Chienlit, non ! ». Le Grand Débat National qui s’est ouvert va donner l’occasion, à tous les Français, de s’exprimer. J’y vois une chance pour la France. C’est pour cela, qu’avec France Unie, nous y participerons

Christian GAMBOTTI

Bureau des études de France Unie

On se souvient de ce que le Général de Gaulle avait dit, à l’issue du conseil des ministres du dimanche 19 mai 1968, propos lapidaire rapporté par le Premier ministre Georges Pompidou, et qui sera reprise par Nicolas Sarkozy en 2015 : « La réforme, oui ! La chienlit, non ! » A l’époque, nous avions, d’un côté, les gaullistes de gauche qui annonçaient l’ouverture d’un congrès de la démocratie afin d’aller vers une réforme des structures sociales ; de l’autre, les conservateurs qui s’inquiétaient des répercutions économiques entraînées par la satisfaction de revendications mettant en péril la compétitivité de la France et l’emploi, à moins de deux mois de l’entrée en vigueur du Marché commun. On retrouve toujours ce même débat qui oppose l’économie et le social et qui, aujourd’hui, sans parler d’un retour de la lutte des classes, se nourrit de la fracture entre les élites et le peuple, entre les habitants des grandes métropoles et les populations d’une France péri-urbaine et rurale, marginalisée et oubliée. Je note que l’on n’a pas encore entendu les revendications des banlieues, ce qui risque d’ajouter à la crise sociale. Pour ma part, je ne vois pas de risque de guerre civile, car, dans mon esprit, de nombreux « Foulards Rouges » soutiennent les revendications légitimes des « Gilets Jaunes » liées à la crise sociale. De la même manière, avec les scissions au sein du mouvement des « Gilets Jaunes », la confiscation de la parole par des figures qui n’hésitent pas à s’attaquer aux institutions, à la République et à la démocratie, nombreux sont ceux, parmi les « Gilets Jaunes », qui veulent un retour à l’ordre républicain. En étant pour certaines revendications des « Gilets Jaunes », nous disons, comme de Gaulle à son époque : « La réforme, oui ! » ; en étant avec les « Foulards Rouges », nous disons : « La Chienlit, non ! ». Le Grand Débat National qui s’est ouvert va donner l’occasion, à tous les Français, de s’exprimer. J’y vois une chance pour la France. C’est pour cela, qu’avec France Unie, nous y participerons

Article précédent

ELOGE DES MAIRES DE FRANCE OU LE RETOUR AU LOCAL POUR RECONSTRUIRE LE PAYS ET TISSER DES LIENS !

Articles suivants

NE PAS CONFONDRE « DEBAT NATIONAL », « RIC » ET MESURES EN FAVEUR DU POUVOIR D’ACHAT !