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Il Nous Faut Repenser Villeurbanne & La Métropole En Associant Les 3 Axes Du Développement : Le Dynamisme Économique, L’Écologie Et Le Social !

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Je crois aujourd’hui plus que jamais au bel avenir du local, c’est à dire de la proximité citoyenne, dans toutes ses dimensions : la ville, la métropole, le département, la région. Au même titre qu’un pays ne peut plus s’imaginer agir seul dans la mondialisation, un élu municipal, départemental ou régional ne peut s’imaginer conduire un projet sans une mise en cohérence avec l’ensemble des territoires qui l’entourent.

Cette mise en cohérence se fait en associant les trois axes du développement, en définissant, pour chaque axe, les points forts et les points faibles : le dynamisme économique, l’écologie et le social.

Villeurbanne est avec ses 150 000 habitants, deuxième ville centre d’agglomération la plus peuplée de France, une ville limitrophe de Lyon située dans la métropole de Lyon et en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Comment imaginer que l’avenir de Villeurbanne ne se pense pas en termes de cohérence ? Pour la ville elle-même, d’abord, cohérence de l’ensemble des quartiers de façon à éviter les fractures urbaines, ensuite cohérence avec le développement de la métropole de Lyon, enfin cohérence avec les actions de la région. Cette mise en cohérence suppose une capacité de dialogue avec tous les acteurs publics en charge du développement, – élus, administrations, organismes -, sans esprit partisan.

Le local ne peut pas être la victime d’un esprit partisan ou politicien.

C’est cet esprit d’ouverture que nous devons retrouver localement.

Je refuse toute attitude partisane qui conduirait à sacrifier l’intérêt général sur le bûcher des vanités ou celui des postures idéologiques, car le développement économique, l’écologie et le social demandent des réponses complexes.

Il n’existe pas dans mon esprit de place pour l’affrontement des intérêts divergents, mais une logique des intérêts convergents : l’économie, le social et l’écologie, dans une ville comme Villeurbanne, ne doivent pas s’opposer, ce qui suppose un dialogue permanent entre tous les acteurs publics et privés qui interviennent dans tous les secteurs d’activité.

L’écologie ne peut pas se réduire à un « green washing » de surface. Il s’agit de conduire une véritable révolution culturelle qui intègre l’impératif écologique et une révolution technologique qui permet, par exemple, de lutter contre les « îlots de chaleur » ou les « passoires thermiques ».

Villeurbanne doit devenir un laboratoire de la mise en oeuvre d’une politique nouvelle qui, tout en préservant l’identité de la ville, ouvre des perspectives d’emploi (le taux de chômage y est supérieur à la moyenne national) et d’amélioration de cadre de vie (il ne peut y avoir de territoires abandonnés).

Le maire doit-il être l’incarnation d’une politique droite ou d’une politique de gauche ?

La réponse est non.

L’urgence est donc là : réinventer le local, cette politique de proximité avec les habitants, dans la mise en cohérence de ses trois dimensions :

l’Économie, le Social et l’Écologie.

Marc Fraysse

Ancien Député

Président de France Unie

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