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L’antisémitisme, le racisme et l’homophobie : Ça suffit !

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Le 14 mai 1990 – les socialistes étaient au pouvoir -, suite à la profanation de tombes juives jusqu’au cimetière de Carpentras, une manifestation avait rassemblé 200 000 personnes. Ce mardi 19 février 2019, ils n’étaient que 20 000, Place de la République, à Paris, et encore moins en province.
« Ce rassemblement n’est pas suffisant, loin de là », a réagi le sénateur Bruno Retailleau, Président du groupe LR au Sénat.
Bruno Retailleau, précise : « Il faut se défendre et pour se défendre, il faut comprendre, car refuser de comprendre, c’est refuser de se défendre.»
Je partage l’analyse de Bruno Retailleau : «la mobilisation n’a pas été suffisante et il nous faut comprendre, car refuser de comprendre c’est refuser de se défendre».
Première remarque : l’antisémitisme n’est pas une opinion, c’est un délit.
Deuxième remarque : il n’existe pas deux formes d’antisémitisme, un antisémitisme résiduel qui imbibe encore la
société et qui nourrit la pensée de l’extrême droite, et un antisémitisme qui a comme ressort l’islam radical.
Troisième remarque : la répétition des actes antisémites nous conduit-elle à en accepter la banalisation et à devenir
indi érents ?
L’antisémitisme est bien plus grave que cette violence qui accompagne les manifestations des « Gilets Jaunes », violence à laquelle nous nous sommes habitués avec un certain voyeurisme.

Une fois la manifestation contre l’antisémitisme terminée, chacun doit poursuivre le combat à la fois contre
l’antisémitisme des mouvements extrémistes contre l’action des islamistes radicaux qui cherchent à masquer leur
antisémitisme, c’est-à-dire la haine des juifs, mais aussi à travers la dénonciation du sionisme, un mouvement politique
fondé par Theodor Herzl à la fin du XIXème siècle. On peut discuter du sionisme, on ne peut accepter que l’antisionisme
devienne antisémitisme.
Je ne fais pas de différence entre les formes d’antisémitisme, c’est pour cela que je n’accepte pas le « Oui, mais … » des
mouvements politiques fortement influencés par l’islamo-gauchisme.
La controverse de Valladolid avait pour but de définir officiellement la légitimité ou l’illégitimité de l’esclavage des peuples
colonisés. Il déroule une controverse aujourd’hui pour tenter de distinguer entre les antisémitismes avec des
arrière-pensées.
Présent au rassemblement place Bellecour à Lyon organisé par la Licra, j’ai pu apprécier le comportement digne mais
aussi volontaire et motivé des élus de toute tendances démocratiques. Dans le même esprit, toutes les religions étaient représentées. J’ai également croisé des personnalités attachées aux valeurs de la laïcité, qui respectent l’ensemble des religions dans un esprit de liberté de pensée et de croyance.

Cependant, même s’il y avait du monde, je regrette que trop de citoyens soient indi érents, qu’ils ne se déplacent et ne
s’engagent pas pour lutter contre ces dérives extrémistes.

Antisémitisme, raciste, homophobie … Chaque jour les valeurs de la République sont bafouées.

Nous devons, avec courage et volonté, nous engager pour combattre, mais aussi convaincre avec pédagogie, celles et ceux
qui s’engagent dans ces dérives extrémistes. Nous devons, leur faire comprendre que ces dérives sont aussi dangereuses
pour eux que pour l’ensemble de nos concitoyens et des peuples.

Ces dérives actuelles nous mettent en mémoire les heures sombres de notre histoire.
L’heure est à la mobilisation car la démocratie et la République sont en danger.
Ensemble, engageons-nous au service de la République et de la France.

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