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Lyon Turin : Une liaison stratégique pour la FNAUT

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La FNAUT Auvergne-Rhône-Alpes (fédération des associations des usagers des transports) appelle le gouvernement à poursuivre la réalisation de la ligne TGV Lyon Turin.

Elle écarte les préconisations du rapport Duron en justifiant l’achèvement du projet, qualifié pour cela de « liaison stratégique ». Et d’affirmer : « le Lyon-Turin concerne un corridor international (trafics NS et EO, voyageurs et surtout fret). Il s’agit de reporter sur le rail un million de camions par an et d’importants trafics automobiles et aériens et de rééquilibrer l’économie européenne au bénéfice de l’Europe du sud (cf. le tunnel sous la Manche).

“Une taxation du trafic poids lourds”

Cette démonstration est notamment suivie d’un rappel des engagements pris en septembre dernier lors du dernier conseil franco-italien entre le président Emmanuel Macron et le Premier ministre italien Paolo Gentiloni et des effets de cet éventuel abandon en termes de pénalités financières.

Elle demande une taxation du trafic poids lourds : « pour sécuriser le financement du Lyon-Turin et pour assurer son succès commercial en faisant payer au transport routier le coût de ses externalités

Enfin elle souhaite voir être précisé le tracé définitif de la ligne nouvelle d’accès au tunnel depuis Lyon et la mise en œuvre du report du fret routier sur le rail.

Fin mars s’est tenue à Lyon, une réunion comité de la Transalpine (association regroupant les acteurs économiques favorables à la réalisation du projet). Le thème de la sécurisation des financements a été également abordé. Il estime que le coût des travaux peut être divisé par deux en reprécisant le déroulement du chantier par deux phases d’action.

 

Repères : L’analyse de la FNAUT sur les tracés possibles

«  La Déclaration d’Utilité Publique publiée en 2013 distingue deux phases : – en phase 1, une ligne nouvelle mixte Lyon – Avressieux – tunnel bitube de 15 km sous le massif de Dullinl’Epine – Chambéry nord (La Motte Servolex) ; elle serait utilisée par tous les types de trains ; – en phase 2, une ligne nouvelle dédiée aux trains de fret, partant d’Avressieux, comportant un tunnel à voie unique de 25 km sous Chartreuse dédié au fret, et se raccordant à Montmélian à la ligne historique.

Si la phase 1 est retenue, il est difficilement imaginable qu’on arrive à financer un nouveau tunnel de 25 km sur un itinéraire voisin. Compte tenu des investissements nécessaires sur le reste du réseau ferré, il faut donc choisir entre un passage par Chambéry nord et un passage par le tunnel sous Chartreuse.

Si le tracé par Chambéry nord est choisi, le trafic de fret traversera Chambéry : un tunnel de 5 km évitant Chambéry, selon la proposition de Louis Besson, sera nécessaire pour réduire les nuisances et éviter la saturation du nœud ferroviaire, et augmenter la capacité de la section Chambéry-Montmélian.

Les TGV et TER à destination de Chambéry et Aix-Annecy emprunteraient la ligne nouvelle pour bénéficier d’un gain de temps très important. Un court raccordement, près de Voglans, vers Aix, permettrait de plus d’éviter un rebroussement à Chambéry.

Si le tracé Chartreuse est privilégié, un deuxième tube du tunnel sous Chartreuse sera indispensable pour répondre aux normes de sécurité car la ligne sera alors empruntée par tous les types de trains, voyageurs et fret. Mais les difficultés liées au passage du fret par Chambéry seront évitées. Un raccordement nord de la ligne nouvelle à la ligne Chambéry-Montmélian étant prévu, Chambéry, Aix et Annecy seraient desservies en ligne depuis Paris et Lyon par les TGV et TER, d’où une augmentation possible des fréquences. Le TGV Grenoble-Paris pourrait utiliser le tunnel et gagner environ 15 minutes.

Chaque tracé présente donc des avantages et des inconvénients. L’actualisation des études demandées par la FNAUT doit donc être lancée et réalisée rapidement (les Italiens ont déjà prévu leur accès et son financement). »

 

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