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Pollution de l’air en Vallée de l’Arve : Nicolas Hulot propose de « co-construire » le projet de lutte

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   La venue du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot à Chamonix était particulièrement attendue par les habitants de la vallée de l’Arve (Haute-Savoie) car l’air de ce site alpin est l’un des plus pollués de France (1).

Il devait témoigner de la détermination du gouvernement à résoudre l’un des cas les plus urgents lorsque les épisodes de pollution se déclenchent et des plus exemplaires car les sites concernés sont les lieux de passage de l’autoroute du tunnel du Mont Blanc (plus de 500 000 camions par an).

La carte du dialogue honnête, écartant les promesses de solutions rapides, a été appréciée par les élus et les associations des habitants. La formule « je suis venu sans baguette magique » ne lui a pas interdit d’avancer des perspectives. En présence de ses collègues du gouvernement Agnès Buzyn (Santé) et Elisabeth Borne (Transports), il a favorisé un dialogue sur tous les aspects de ce dossier.

L’urgence porte sur la protection immédiate des populations les plus fragiles (l’image d’un jardin d’école interdit aux enfants a fait le tour des médias européens).

Les solutions doivent porter sur chacune des sources de pollution : le chauffage des habitations (essentiellement au bois), les rejets générés par l’activité économique et ceux du trafic autoroutier.

C’est pour cela que Nicolas Hulot a parlé de « coconstruire » le projet avec les parties directement concernées. Tous les aspects seront pris en compte : sources de chauffage, isolation des habitations, systèmes de limitation des rejets, développement du ferroutage. Il propose de faire une première présentation du plan d’action en mars 2018.Cette position a été accueillie favorablement mais il s’agit pour les Hauts-savoyards de mesurer sa détermination à lancer un projet efficace. Nicolas Hulot sait l’importance de ne pas susciter une nouvelle déception devant les mesures qui seront présentées au printemps prochain.

(1) Des études scientifiques de mesures des épisodes de pollution sont régulièrement menées, notamment celle lancée en 2014 pour une durée de 3 ans, le projet LEFE PASSY du  laboratoire Legi (université de Grenoble) soutenu par l’Ademe et Météo France. Air Rhône-Alpes a défini des modèles de prévision des épisodes de pollution.

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