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QUELLE RÉPONSE POLITIQUE APPORTER A LA CRISE SOCIALE ?

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Quelle réponse politique faut-il apporter à la crise sociale que traverse notre pays et quel changement de cap ? Comment comprendre les notions de « réponse politique » et de « changement de cap », dès l’instant que la demande vient du Rassemblement National de Marine Le Pen, de la France Insoumise de Mélenchon, du Parti communiste de Ian Brossat ou du NPA de Besancenot ?

La réponse politique : les partis qui ont perdu l’élection présidentielle et les législatives de 2017, – leRN, le PS, LR -, voudraient rejouer ces élections. La réponse politique qu’ils attendent est la suivante : dissolution de l’assemblée nationale, nouvelles élections législatives. Les partis politiques qui n’ont aucune chance d’être majoritaires à l’assemblée nationale demandent la démission de Macron, l’instauration d’une assemblée constituante et une VIe République. Ces partis, majoritairement trotskistes, rêvent d’une insurrection populaire et d’une prise de pouvoir par la rue. Mélenchon théorise cette stratégie politique en proposant la création d’une « Fédération populaire » qui n’est pas un retour à la gauche plurielle, mais le peuple qui agit par lui-même, comme le font les Gilets Jaunes sur les réseaux sociaux. Le rêve de Mélenchon est de s’emparer du pouvoir à travers cette « Fédération populaire ». Pour Macron, la réponse politique est celle que lui a donnée la légitimité du su rage universel en 2017. Il n’a aucune raison de dissoudre l’assemblée nationale. Les « Gilets Jaunes », politiquement, n’existent pas comme force cohérente et structurée autour d’un programme de gouvernement et une idéologie claire. La forme communiste du pouvoir et l’économie socialiste que souhaitent Besancenot, Poutou et Artaud sont rejetées par la très grande majorité des Français. Un sondage montre que si l’élection présidentielle avait lieu aujourd’hui, Emmanuel Macron, malgré la crise des « Gilets Jaunes », serait réélu.

Le changement de cap : l’opposition demande un changement de cap dans la politique conduite. Il ne peut y avoir que trois grandes orientations : l’ultra libéralisme, le libéralisme régulé et l’économie socialiste anticapitaliste. Macron n’a pas été élu pour instaurer l’économie souhaitée par Brossat, Besancenot, Poutou, Artaud, Mélenchon. Le cap sera toujours celui du libéralisme et de l’économie marchande. François Hollande, enfermé dans la diagonale du  ou, n’a pas pu se représenter. Les enquêtes d’opinion montrent que le Rassemblement National n’est jugé crédible que sur la question de l’immigration, et très peu crédible sur les questions économiques.

Le changement de cap pour Macron ne signifie pas une remise en cause des grandes orientations de sa politique, mais, un changement dans la manière de gouverner et une meilleure prise en compte de la question sociale. Macron ne doit pas oublier que les revendications sociales formulées par les « Gilets Jaunes » à l’origine sont légitimes.

CHRISTIAN GAMBOTTI

Direction des études

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