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Rapport Spinetta : « Peu de cas de la réalité territoriale » pour la Région Grand Est

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Les réactions des élus locaux ou régionaux se multiplient après la remise officielle au Premier ministre du rapport Spinetta. Jean Rottner, Président de la Région Grand Est et David Valence, Vice-président aux Transports, ont exprimé leurs inquiétudes : « si certaines mesures vont dans le bon sens, on ne peut que regretter que les préconisations émises ne fassent que peu de cas de la réalité territoriale française et soient inquiétantes pour l’aménagement de nos territoires. »

    Dans une déclaration commune, les responsables de la Région Grand Est ont cherché à porter un jugement équilibré sur les recommandations formulées. Ainsi, la question de l’ouverture à la concurrence des TER (à l’échéance de 2023 prévue par les textes européens), est « en cohérence avec les dispositions prises dans le cadre de la convention signée avec SNCF Mobilités pour la période 2017 – 2024. ». Et de rappeler que cette convention autorise une expérimentation de l’ouverture à la concurrence (à partir de)2021 sur une fraction maximale de 10 % du réseau.

“Un aménagement du territoire à deux vitesses impactant lourdement les villes moyennes “

En revanche, les responsables régionaux se montrent sévères sur l’évolution du réseau concernant les « petites lignes » : « ce rapport méconnaît clairement les réalités et les attentes des territoires et des usagers. Ainsi, alors qu’il met en avant les trains du quotidien, le rapport remet en cause la desserte TGV des territoires, et surtout, préconise un abandon progressif d’une partie du réseau ferroviaire, au mépris de la desserte de certains territoires fragiles. »

Le constat est catégorique et Jean Rottner, Président de la Région Grand Est le premier sera vigilant sur le devenir des dessertes TGV. En rappelant la légitimité de sa région sur ce dossier « premier territoire en France où les collectivités ont participé au financement (750 M€) de deux Lignes à Grande Vitesse (Est et Rhin-Rhône), il affirme que cette effort n’a de sens « que si l’ensemble du territoire, et pas seulement les métropoles situées sur le tracé de la ligne à grande vitesse, bénéficie de l’effet TGV. Le TGV participe de manière évidente au désenclavement des villes moyennes… »

Aussi, la Région Grand Est déclare s’opposer à toute modification unilatérale des grilles de desserte affectant les territoires. Cette position sur les dessertes TGV voit son esprit être projeté sur le devenir des « petites lignes ». Cette réforme doit se faire en concertation pour écarter une « vision biaisée d’un aménagement du territoire à deux vitesses impactant lourdement les villes moyennes et les territoires ruraux. »

Jean Rottner se déclare prêt à discuter « de perspectives de transfert de responsabilités nouvelles à la Région, gage de proximité et d’efficacité, sous réserve de mise en place d’une ressource financière dédiée ».

 

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