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Veille sociale contre le froid : engagement du plan hivernal par le gouvernement

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   Le plan d’action de protection des personnes précaires contre le froid est opérationnel de novembre à fin mars. Le gouvernement a annoncé la mise à disposition de 10 000 places d’accueil supplémentaires et une contribution financière pour la mise en œuvre du plan hivernal de 142 M€.

Fin octobre, Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, et Julien Denormandie, secrétaire d’Etat, ont présenté aux principales associations en charge de la veille sociale et de l’hébergement le dispositif national et les mesures prises en application de l’engagement présidentiel de ne laisser aucune personne en situation de détresse sans solution cet hiver.

A cette occasion Jacques Mézard a précisé qu’il se montrerait vigilant sur le déroulement de la phase opérationnelle : « je suivrai attentivement la mise en œuvre de ce plan afin d’assurer la pleine mobilisation des services de l’Etat au service de l’hébergement des plus fragiles. »

Il a rappelé l’enjeu pour la solidarité nationale et la cohésion sociale que représente l’hébergement de ces personnes et a salué les actions menées par les associations sur le terrain, acteurs déterminants de la proximité indispensable pour intervenir auprès de cette population souvent isolée.

Mais l’annonce la plus remarquée de ce plan hivernal est le renforcement des moyens d’accueil d’une capacité pouvant aller jusqu’à 10 000 places supplémentaires.

Les Préfets ont été alertés, dès le début d’octobre, pour mettre en place un cadre d’action par département avec le concours de tous les acteurs sociaux concernés et les collectivités. Le Ministre leur a également demandé de suivre « les préconisations du plan interministériel de prévention des expulsions locatives et d’identifier les publics en grande précarité, afin de traiter ces situations le plus en amont possible pour minimiser les prises en charge dans l’urgence. »

Mais l’annonce la plus remarquée de ce plan hivernal est le renforcement des moyens d’accueil d’une capacité pouvant aller jusqu’à 10 000 places supplémentaires. La volonté est d’éviter les remises à la rue faute de solution. Enfin, le plan comprend un volet sur l’accompagnement au retour vers le logement des personnes hébergées. Pour cela « chaque territoire devra s’assurer de la réalisation d’une évaluation sociale des personnes hébergées. Cette évaluation débouchera, dans le cadre du logement d’abord, sur l’orientation des personnes vers une solution pérenne et adaptée de logement à la fin de la période hivernale. »

Les logiques d’intervention du plan

Le plan hivernal est opérationnel à partir du 1er novembre et jusqu’au 31 mars. Il repose sur :

  • une mobilisation forte des services déconcentrés afin d’assurer un accueil digne des personnes, 24h / 24 sans remise à la rue chaque matin ;
  • une intensification des maraudes et un renforcement du 115 le cas échéant pendant la veille saisonnière ;
  • des remontées hebdomadaires au Ministre relatives aux capacités d’hébergement – places ouvertes, mobilisées et occupées et les demandes non pourvues ;
  • en cas de plan grand froid, des remontées quotidiennes seront organisées avec les services déconcentrés. L’activation de la cellule interministérielle de crise peut être mobilisée à la demande du Premier ministre en cas d’aggravation de la crise ;
  • pour assumer les nécessités de fin d’année, l’intégralité des 200 millions d’euros de crédits supplémentaires annoncés par le Gouvernement pour l’hébergement d’urgence seront délégués d’ici début novembre. Si cela s’avère nécessaire, des crédits complémentaires pourront être débloqués pour l’Ile-de-France où la tension est la plus forte. L’engagement de l’Etat en faveur de l’hébergement d’urgence et de l’accompagnement vers le logement des plus précaires se traduira en outre par une programmation budgétaire en 2018 en hausse de plus de 10% par rapport à 2017.

 

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