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« Villes de France » : Inquiétudes pour le maintien des « petites lignes » ferrées

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La réforme de la SNCF se trouve désormais au centre des débats entre le gouvernement et les organisations syndicales sur la question statut des cheminots et sur celle du devenir des « petites lignes », pourtant écartée par le Premier ministre, avec les associations des villes et collectivités.

« Villes de France » à l’issue de sa rencontre avec la ministre des Transports a exprimé toutes ses inquiétudes. Il est vrai qu’il est difficile d’imaginer le devenir de ces petites lignes présentées comme déficitaires économiquement et vitales pour assurer la desserte de pays et de villes moyennes.

Les mots d’Edouard Philippe se voulaient apaisants : “on ne décide pas la fermeture de 9.000 km de lignes depuis Paris sur des critères administratifs et comptables”. Et de demander que l’Etat et les partenaires locaux établissent les critères de maintien à l’échelon par exemple d’un contrat-plan « état-région ». La délégation de maires de Villes de France emmenée par Caroline Cayeux, sa présidente, après sa rencontre avec la ministre des Transports n’a pas retenu dans les échanges des éléments pouvant éteindre leurs inquiétudes sur ce sujet jugé déterminant pour les territoires.

Un sentiment de relégation des populations

La démarche du gouvernement dans sa conduite de la réforme, en prenant pour base le rapport Spinetta, est dénoncée par « Villes de France » : « après réalisation d’un « audit sur les petites lignes », 9 000 kms de tronçons les plus dégradés seraient abandonnés ou transférés aux régions, sans compensation, ce qui revient à leur transférer la responsabilité des fermetures. Sur un plan opérationnel, les orientations de ce rapport conduisent à une réduction aussi brutale qu’inacceptable des dessertes ferroviaires (des TGV aux TER), pour des bassins de vie allant de 100 000 à 250 000 habitants. »

Cette orientation conduirait selon l’association à un déclassement inévitable « des villes concernées et de leurs territoires ruraux environnants, et à une élévation rapide du sentiment de relégation des populations. »

Elle réclame l’adoption rapide d’un schéma de service de transport des voyageurs, adapté à la réalité du réseau de lignes nationales secondaires. Enfin, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, « Villes de France » demande « que soient mieux précisées les obligations de service public qui seront imposées aux opérateurs pour les dessertes déficitaires. »

(1) Présidée par Caroline Cayeux, maire de Beauvais, Villes de France, association d’élus pluraliste dont le président délégué est Jean-François Debat, maire de Bourg-en-Bresse, représente et accompagne les villes et agglomérations de taille intermédiaires du territoire national dont elles forment l’armature urbaine. Elle affirme regrouper près de la moitié de la population française.
 

 

 

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