Accueil»À la une»LA LETTRE DE FRANCE UNIE #265

LA LETTRE DE FRANCE UNIE #265

0
Partages
Pinterest Google+

ÉDITO

LE SOUVENIR DE L’APPEL DU 18 JUIN 1940

Au regard de la permanence de crises sociale et sociétale que connait notre pays, le Général de Gaulle pourrait réagir ainsi « La France fout le camp ». J’écarte la crise sanitaire que nous venons de traverser dont le seul enseignement positif est la résilience du corps de santé et le sens civique d’une large majorité de Françaises et Français. Oui, l’homme d’État qui a su libérer son pays en réveillant l’esprit de la nation souffrant sous l’Occupation et repositionner la France sur la scène du monde, voit son action inspirer nos responsables politiques, du moins ils l’affirment…

Démonstration de la crise sociétale, son souvenir est bafoué par des militants antiracistes s’attaquant à ses bustes ou statues, ces personnes qui veulent détruire l’Histoire d’un pays pour mieux créer des tensions au sein d’une nation qui a fait de l’universalisme sa règle de construction… Ces nouveaux visages racialistes ne visent à créer que des ségrégations et des haines entre les Français. Heureusement, leurs actes ont suscité une vague de protestation de tous les bords, et la récente déclaration de Manuel Valls doit amener à s’interroger sur les origines de ces thématiques étrangères à notre histoire et nos valeurs républicaines.

La succession des violences par des groupes qui cassent « du flic » comme lors de la manifestation des personnels de santé, qui tiennent des quartiers pour leurs trafics montrent les faiblesses de l’État républicain. Des responsables politiques déstabilisés, un gouvernement qui ne peut éradiquer cette délinquance multiforme qui ne cesse de se renforcer. Mon ami Charles Pasqua, avec son franc parlé aurait dit «Il faut terrorriser les terroristes» et remettre la France sur des rails neuves.

Les policiers, les gendarmes, les militaires,les pompiers, les soignants, les médecins, tous ces acteurs de l’État républicain se sentent abandonnés par les Exécutifs présent ou passés. La République souffre du laxisme de nos dirigeants, plus soucieux de réaliser des coups de communication que de faire face aux problèmes.

Oui, il faut considérer, protéger celles et ceux qui servent la France et la République. Oui, il faut avancer et comprendre la colère des gens qui se sentent laisser de cotés car le chômage monte, la crise économique arrive avec une récession va dépasser les 11%. Les entreprises souffrent et nombre d’entre-elles vont devoir fermer leurs portes.

Cette France, patrie des droits de l’homme, se cherche aujourd’hui une identité, c’est un comble. Au moment même où l’on fête des 80 ans de l’appel du 18 juin, ce constat est saisissant !

Beaucoup déclarent s’inspirer de lui ; à l’évidence la réalité de notre pays infirme leurs dires. Le General de Gaulle n’a malheureusement pas d’héritier.

En cela, le 18 juin est et restera un symbole à méditer.

MARC FRAYSSE, Ancien Député et Président de France Unie

POINT DE VUE

LE LABORATOIRE P4

Préambule

L’origine de la pandémie du « Covid 19 » pourrait, suivant les autorités chinoises, se situer au sein d’un marché de la ville de Wuhan. La vente d’animaux sauvages en serait la cause, en particulier celle des « pangolins » dont les chinois sont très friands. Ce sont des petits mammifères qui se nourrissent d’insectes et dont le corps est en grande partie recouvert d’écailles (appelés aussi fourmiliers écailleux). Cette version a fait l’objet d’un doute, corroboré en particulier par les médias. En effet, il a été remarqué que deux laboratoires (fournis par la France), un P3 mobile et un P4, étaient situés à une relative proximité de ce marché. Il faut préciser qu’un laboratoire P4 est considéré comme étant de la plus haute sécurité biologique au monde. Il est destiné à l’étude de virus pathogènes dont on ne connaît aucune « antidote » ( vaccins, traitements….). Des rumeurs circulaient dès janvier 2018 sur l’insuffisance de mesures de sécurité concernant ces deux laboratoires, reprises par des médias américains et même, paraît-il, Chinois. Or, Il faut savoir que ce P4 de Wuhan est la copie conforme de celui de Lyon. Son ouverture a coïncidé avec la première visite en Chine du président MACRON en janvier 2018. Ancien Adjoint à la « Sécurité Civile et Publique » du Maire de LYON, Monsieur Raymond BARRE, durant le mandat 1995-2001, je présidais la Commission de Sécurité de la ville de Lyon, dont l’objet est de donner l’autorisation d’ouverture pour toutes les installations nouvelles ou transformées qui reçoivent du public sur son territoire.

C’est donc à ce titre que j’ai fait partie de la Commission, présidée par le Préfet de Région Rhône-Alpes Michel BESSE, pour la mise en place, la surveillance des travaux et l’autorisation d’ouverture de ce laboratoire P4 lyonnais. J’ai d’ailleurs fait une intervention à ce sujet au Conseil municipal de Lyon le 25 avril 2000.

Historique du P4 lyonnais

L’Europe et l’Afrique avaient absolument besoin d’un laboratoire P4 semblable à celui d’Atlanta.

A deux reprises en 1995 et 1996, les plus éminents spécialistes mondiaux avaient demandé à Charles MERIEUX de transmettre ce vœu au Président de la République. Les vétérinaires s’y étaient associés. Leur expérience de l’Institut de la fièvre Aphteuse créé à Gerland avait fait la preuve de la possibilité de manipuler les virus les plus contagieux dans des installations comparables aux actuels laboratoires P3. En effet, il n’existait que trois laboratoires P4 au monde : deux aux Etats-Unis dont le plus célèbre est celui d’Atlanta et un à Johannesburg. Trois autres étaient en cours de réalisation : Winnipeg, Washington et Franceville au Gabon. Une synergie fut mise en place comprenant la Fondation Mérieux (principal financeur et propriétaire), la ville de Lyon, l’Etat, L’INSERM pour la réalisation d’un laboratoire P4 (nommé Jean-Mérieux) situé à Gerland. Il y a lieu de souligner, bien que l’étude des « fièvres hémorragiques » soit la raison principale pour sa réalisation, qu’il était aussi prévu d’étudier d’autres menaces telles que la tuberculose sous forme résistante aux antibiotiques, la grippe en cas de pandémie, sans oublier la perspective d’accueillir des prélèvements de la planète Mars.

Sécurité du laboratoire P4

Elle était au maximum de la technologie de l’époque :

  • Fonctionnement en ambiance « nucléaire », en dépression continue et variable. Toutes les installations techniques sont doublées. La protection de l’environnement est assurée par l’autoclavage des déchets solides et la stérilisation à la vapeur de 121 degrés C des effluents liquides déjà additionnés de décontaminant.
  • La sécurité des chercheurs est conférée par le port de scaphandres étanches alimentés en air indépendant de celui du laboratoire.
  • Enfin, le laboratoire est conçu suivant le principe classique de la boîte dans la boîte (doubles parois) avec une construction anti attentat et une surveillance humaine spécifique.
  • Cette réalisation est due à l’architecte Jean-Marc TOURRET.

L’autorisation d’exploitation, avec avis favorable de la ville de Lyon, a été donnée en janvier 1999. En mars a eu lieu l’inauguration du laboratoire en présence de Charles MERIEUX, du Préfet Michel BESSE et du Président de la République Jacques CHIRAC. J’avais l’honneur d’être présent, représentant la ville de Lyon. Le laboratoire a d’abord fonctionné « à blanc » sans virus, puis en mode normal. Il est considéré comme une pierre de plus à l’édifice de l’œuvre humaine et de la compréhension du monde. La famille Mérieux en a été le remarquable artisan.

Historique du P4 de Wuhan

En 2014, considérant qu’il fallait aider l’Asie, en particulier la Chine pour lutter contre les maladies infectieuses (la Chine sortait tout juste un an auparavant du SRAS – syndrome respiratoire aigu sévère), le président CHIRAC, avec son premier Ministre Jean-Pierre RAFFARIN et le président Chinois HU JINTAO décident la création d’un laboratoire P4. C’est Michel Barnier, alors Ministre des Affaires Etrangères qui signe l’accord de transfert des données du P4 lyonnais. Cet accord a suscité à l’époque quelques discussions. En effet, certains membres du corps médical, des chercheurs et le SGDSN (Secrétariat de la défense et de la sécurité nationale) sont dubitatifs. Un P4 peut être une « bombe bactériologique » si la sécurité n’est pas totalement respectée et peut aussi faire l’objet de recherches militaires. De plus, contrairement aux sites nucléaires et chimiques, il n’existe pas de contrôle international pour « ce type de matériel sensible ». Ce sont les entreprises chinoises qui ont effectué l’essentiel des travaux « malgré l’architecture et les connaissances techniques très complexes qu’engendrent une telle réalisation ». « Les chercheurs français qui, pendant 5 ans, devaient travailler avec leurs collègues chinois n’ont pas été sollicités ». En 2015, « Alain Mérieux déçu, quitte la présidence de la Commission bilatérale ».

En conclusion : Si l’origine de ce virus semble provenir de la ville de Wuhan, rien ne permet d’affirmer que les laboratoires P4 et P3 (moins protégé) situés à proximité du marché incriminé soient la cause de l’origine et de la diffusion du virus. On peut seulement regretter, pour cette opération, un certain manque de coopération vis-à-vis de la France, ce qui, il faut le souligner n’est pas le cas général. Nos relations avec la Chine sont plutôt positives.

La Chine

Elle est redevenue une super puissance avec un territoire qui représente 4 fois celui de l’Europe et une population de 1 400 000 000 d’habitants, soit près de 20% de la population mondiale. Depuis 1000 ans avant notre ère (manuscrits considérés comme fondateur de la pensée chinoise) jusqu’à ce jour, malgré une histoire complexe (périodes d’union et de désunion), la Chine a su conserver son unité et ses valeurs en particulier grâce à deux facteurs spécifiques : l’unité sociologique et l’identité culturelle. C’est pourquoi, le fondement de la pensée politique chinoise s’est toujours exprimée en rapport avec l’appréhension de la division nationale (d’où de nos jours, entre autres, l’excès de caméras et de surveillance de ses propres citoyens). Trois personnages ont façonné la Chine : Bouddha, Laozi fondateur du taoïsme mais essentiellement Confucius (-551/- 479). Son influence sur la mentalité chinoise deviendra morale d’Etat. Elle tient en trois points : éducation, rituel, et morale sociale qui définit, un siècle avant les grecs, ce que l’occident appellera plus tard l’humanisme. A ces yeux, la vertu morale, celle qui s’acquiert par l’étude prime sur la position sociale qui, elle, se reçoit par la naissance. Il va créer la première école privée ne refusant son enseignement à personne. C’est ainsi qu’il va créer une couche sociale inédite, celle des lettrés qui gouvernera la Chine pendant plus de 20 siècles. Cette méritocratie n’apparaitra en Occident qu’avec le 19ème siècle. Elle offre aux dynasties chinoises les meilleurs cerveaux du moment alors qu’à la même époque, l’Occident féodal, confinant ses paysans au rôle de manants, se privait de 80% des richesses intellectuelles de la population. De nos jours, l’entrée à l’Université chinoise est un concours très difficile où ne sont reçus que 17% des inscrits. Ce sont des Université « concrètes » d’une terrible exigence confucéenne où l’aboutissement se fait le plus souvent dans une grande Université étrangère, Américaine ou Européenne.

Ce fondement humaniste, grâce à cette culture, finalement commune avec la France, explique pourquoi la Chine est probablement le pays d’Asie le plus proche d’elle. C’est aussi d’ailleurs une raison pour laquelle la France accueille une grande population étudiante chinoise très à l’aise, malgré les méandres administratives propres à notre pays.

Je terminerai ces propos en indiquant que j’ai participé au Congrès de mon Ecole Arts et Métiers, ENSAM, qui s’est tenu en octobre dernier à Shanghai. La raison est que l’Ecole a des accords de coopération et de réciprocité avec 6 Universités technologiques chinoises (terme malheureusement peu utilisé en France) qui permettent l’obtention d’un double diplôme d’Ingénieurs Franco-Chinois (orientation des étudiants très poussée en Chine dans ce domaine).

Ce pays va écrire l’histoire du 21ème siècle !

JEAN-FRANCOIS MERMET, Ancien premier adjoint de la ville de Lyon, Vice président de la communauté urbaine

SOCIÉTÉ

POURQUOI DE GAULLE ?

Charles de Gaulle est né le 22 novembre 1890 à Lille. Son père, Henri de Gaulle, était précepteur, fonctionnaire, enseignant puis fondateur d’établissement d’enseignement privé. Son grand-père, Julien-Philippe était historien. Il a hérité de celui-ci le goût de l’Histoire. Sa famille était catholique, traditionaliste. Son père lui fait connaître les œuvres de Maurice Barrès, Henri Bergson et Charles Péguy. Ce dernier le marque dans le style et dans le fond. Il se retrouve dans les valeurs patriotiques de ce grand écrivain. En 1908 il commence ses études militaires à l’Ecole militaire de Saint-Cyr. En 1912 diplômé, il rejoint le 33e régiment d’infanterie à Arras. Il est sous les ordres du colonel Pétain. Il devient capitaine en 1915, au début de la 1e guerre mondiale. Suite à un combat au corps à corps contre les Allemands, il est blessé et fait prisonnier. Il est libéré après l’armistice du 11 novembre 1918. Il réintègre l’armée. Il part en Pologne en mai 1920 se retrouve au cœur du conflit contre la Russie bolchevique. Dans les années 20 il défend une vision plus offensive de l’armée. Cela lui vaut l’hostilité des généraux, mais il a la protection du maréchal Pétain. Avec l’appui de ce dernier, il est affecté en 1931 au secrétariat général de la défense nationale. Il s’initie aux affaires de l’Etat. Pendant cette période il affine ses théories militaires quel expose dans des ouvrages, « Vers l’armée de métier », « la France et son armée ». Il insiste sur le rôle du pouvoir politique sur l’armée, sur l’importance de la formation des chefs militaires. S’il accepte l’importance, pour la défense du territoire de places fortes, il se rallie à la nécessité d’un corps de blindés. Cette idée rencontre un rare écho favorable de la part de Paul Reynaud. Aussi paradoxale que cela puisse paraître, si l’État-major français ne prend pas au sérieux de Gaulle, un chef d’Etat étranger s’intéresse à ses idées et veut les prendre en compte. Il s’agit d’Adolf Hitler. De Gaulle ne perçoit pas encore l’importance de l’aviation militaire.

La France ne perçoit pas le danger hitlérien. Les réformes du Front Populaire de 1936 ne préparent pas, loin de là, le pays à une économie de guerre. Cela dit il faut rendre justice à Léon Blum qui par un retour de lucidité à la fin de son mandat, va débloquer des sommes colossales pour réarmer la France. Marc Bloch, dans son ouvrage « l’étrange défaite » revient sur cette période pour décrire les failles du commandement militaire et l’aveuglement des dirigeants politiques face à la menace. Paul Reynaud est probablement celui qui saisit mieux le danger, tout comme Léon Blum. Situation identique au Royaume-Uni dans lequel l’irresponsabilité de ministres comme Baldwin, Chamberlain, Halifax, vont nous conduire vers le désastre. Winston Churchill n’a cessé de mettre en garde son pays et une partie du monde contre le Nazisme. Si l’état-major en France avait suivi les recommandations de Charles de Gaulle l’issue aurait été autre.

Lorsque la guerre éclate de Gaulle est colonel. Pendant la drôle de guerre en janvier 1940, dans un mémorandum il revient sur la nécessité de constituer de grandes unités autonomes blindées plutôt que de disperser les chars. Finalement le 10 mai 1940 le commandement lui confie la 4e DCR (364 blindés). N’est-ce pas trop tard ? Il dirige une attaque en règle à Montcornet. Si ce n’est pas une grande victoire, cette attaque ralentit l’offensive éclair de l’armée allemande. Le 25 mai, il est nommé, à titre provisoire, général de brigade. L’armée allemande poursuit son offensive avec succès. Le Royaume-Uni rapatrie son armée à Dunkerque. La France se désagrège. La panique gagne la population. Des millions fuient les zones de combat.

Le 6 juin, le président du conseil, Paul Reynaud relève de ses fonctions de ministre de la guerre Daladier coupable de négligence, d’incompétence. Paul Reynaud nomme de Gaulle sous-secrétaire d’Etat à la guerre. Les Allemands progressent, prennent Paris le 10 juin. De Gaulle se rend régulièrement à Londres pour convaincre Churchill d’envoyer son aviation. A ce moment précis, tout le monde reconnaît que la France ne peut plus mener le combat sur son territoire. De Gaulle estime qu’il faut mener la guerre depuis les colonies, avec le Royaume-Uni comme allié. Il propose à Paul Reynaud le principe d’une fusion entre la France et le Royaume-Uni pour continuer le combat. Paul Reynaud est renversé au profit du maréchal Pétain. Celui-ci entreprend de contacter les nazis et de proposer un armistice. La France a perdu la guerre. Le Royaume-Uni se retrouve seul face à la barbarie. Malgré la pression des élites Churchill refuse de capituler. Il a le soutien du roi et du peuple. De Gaulle de retour à Londres n’accepte pas la défaite de la France. Le 18 juin, dans son appel à la Résistance il rappelle qu’il s’agit d’un combat pour la civilisation. Dans ce combat la France n’est pas et ne sera jamais absente. Le 18 juin le territoire de la France est envahi, mais l’idée de la France survit à Londres. Le général de Gaulle a dit non à la servitude. Ce n’est plus seulement un combat patriotique, c’est une espérance de liberté face à barbarie.

JOSÉ MARCO, Ancien élu de Villeurbanne, Historien

CULTURE

DROIT ET ENTRÉE EN BOURSE DE L’OL

Automne 2001, un « BB avocat » d’un des big four de Neuilly Sur/Seine voit entrer un associé lui tendant un dossier marqué « O.L. » : « Sophie, on dit au Président de ce Club de foot qu’il lui est légalement impossible de le faire entrer en bourse ; il aimerait que le contraire lui soit prouvé… je compte sur vous ». Mais pour quelle raison suis-je attributaire de ce dossier ? Aurait-on appris à cet associé, qui n’est « pas le mien », que je suis lyonnaise ? Lui aurait-on dit que je suis en quelque sorte « la tête chercheuse » dans mon département ? Ma nature à relever les défis, cela, il l’ignore ; tout comme le fait qu’ado, j’ai joué à deux reprises au Stade de Gerland, en lever de rideau « L’OL – Nantes », les « Canaris » figurant alors bien plus haut dans le tableau.

Trouvant plus que géniale l’idée inédite, en France, de faire entrer un Club de foot en bourse – qui plus est, l’Olympique Lyonnais – j’aborde avec un réel enthousiasme mes premières recherches. Je ne sais encore si ce qui en ressortira donnera gain de cause au Président Jean-Michel Aulas mais c’est là une merveilleuse occasion d’allier à ma passion pour le foot mon goût prononcé pour la technique juridique. Me voici donc décryptant à la loupe les travaux préparatoires, les débats ayant précédé l’adoption de lois touchant de près ou de loin « mon sujet ». Je ne manque pas par ailleurs d’analyser le sort des clubs étrangers, connus pour être déjà entrés en bourse, avec leurs points forts et leur talon d’Achille.

Ce qui se conçoit aisément s’énonce clairement, je vous le confirme. Je suis parvenue à réunir toutes les pièces de mon puzzle juridique. Je tenais mon raisonnement en Droit, fort de ses arguments phare, et rédiger la solution… quel bonheur ! Je savais ma démonstration robuste et j’avais confiance en ma conclusion : le Droit français ne s’opposait pas à voir entrer un club de football en bourse. J’ai adressé ma consultation juridique par mail à l’associé commanditaire… Point final.

Plus tard, j’ai fait la surprise à mes deus fistons, alors enfants, de les emmener au Stade de Gerland pour un « L’O.L – PSG ». Nés respectivement en 1997 et 1999, le premier se prénomme Hugo et, le second, Loris. Cela, alors que le gardien de but Hugo Lloris était encore inconnu ! Curieux, non ?

Je reste et resterai toujours supporter de l’O.L.. Ceci me vaut parfois quelques « soirées foot » tendues lorsque je les partage avec des amis supportant le PSG, lesquels reconnaissent bien volontiers les qualités de Président de Monsieur Jean-Michel Aulas. La première, je les reconnais. Je suis heureuse que, pour sa succession à venir, il pense à Monsieur Tony Parker !

SOPHIE BELMONT, Docteur en Droit

Article précédent

LA LETTRE DE FRANCE UNIE #264

Articles suivants

LA LETTRE DE FRANCE UNIE #266