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LA LETTRE DE FRANCE UNIE #268

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ÉDITO

REMANIEMENT : POUR LA FRANCE, JEAN CASTEX DOIT RÉUSSIR !

Il fallait tourner la page des élections municipales le plus rapidement possible pour éviter de s’attarder sur la déroute de la majorité présidentielle, affirmer entendre le message de ce scrutin pour l’écologie (au sens le plus large et le plus vague) et lancer l’acte nouveau du quinquennat… Un changement de premier ministre, un nouveau gouvernement et les commentateurs multiplient les analyses et les projections sur le nouvel espace politique voulu par le Président de la République.

Nous ne pouvons que souhaiter une pleine réussite à Jean Castex dans son action car les challenges sont nombreux et cruciaux.

Il n’y a pas lieu de s’attarder sur la question de savoir s’il symbolise les territoires (si méprisés en 2017) redécouverts pour leur dimension de proximité et de réactivité lors de la crise sanitaire, car le Premier ministre doit affronter une crise économique d’une ampleur dont les effets ne sont pas pleinement mesurés. Le rythme des annonces de plans sociaux dans tous les secteurs d’activité témoigne de la force de cette récession, même si des effets de rebond sont enregistrés.

Nous verrons si l’affirmation présidentielle de mener une politique pour redonner à la France sa souveraineté dans les domaines stratégiques se confirme. Elle est indispensable et demande une implication de l’Etat dans une vision gaullienne bien éloignée du discours libéral mondialiste
présidentiel, réaffirmé avec vigueur lors des élections européennes… Mais c’était hier, dans un acte passé du quinquennat.

Jean Castex ne peut que nous surprendre car il serait étonnant que cet homme au regard de sa gestion de mandat local accepte d’être le « collaborateur » « porte serviette » du Président. Il devra par le dialogue apaiser un pays largement fracturé socialement et sociétalement.

Les terribles « faits divers » (ce terme est si dérisoire) de la fin de semaine dernière à Bayonne, Sarcelles et dans le département du Lot et Garonne où s’est exprimée une violence horrible témoigne de l’acuité d’une réponse par les autorités pour la conjuguer au plus vite. La sécurité des personnes sera l’une des grands enjeux du gouvernement car les affrontements communautaires de Dijon ont marqué l’opinion publique.

Il faudra reconstituer toute la dimension de l’Etat dans ses fonctions régaliennes, rétablir la confiance avec les forces de police et de gendarmerie. Jean Castex devra apporter des réponses aux défis
communautaristes qui mettent à mal le « vivre ensemble » républicain.

Les chantiers sont nombreux et il reste deux ans avant la fin de ce quinquennat « du nouveau monde » dont il est possible de mesurer l’importance des coups de communication depuis trois ans.

Rien à dire de plus sur les nominations des ministres Dupont-Moretti et Bachelot, tout a été commenté, disséqué par les médias. L’objectif d’occupation totale de l’espace médiatique a été atteint ; n’est pas l’esprit de ce quinquennat ! Et après on verra…

PS Attention le virus Covid 19 circule toujours alors maintenons les gestes « barrières » !

MARC FRAYSSE, Ancien Député et Président de France Unie

COUP DE COEUR

FIERS DE LA FRANCE !

Fiers de la France, une fois encore, nous le sommes.

Viscéralement attachés à nos Libertés, celle de circuler nous avait été ôtée ce printemps.
Or, et à quelques rares exceptions près, nous avons respecté cette restriction d’aller et venir.

Fidèles à notre esprit gaulois, si bien croqué par Albert Uderzo et René Goscinny, les critiques n’avaient pas manqué de fuser sur la gestion de la crise sanitaire. Quelle était donc en effet la meilleure « Doctrine » à tenir ?

Fallait-il envier les suédois dont le gouvernement avait pris de l’auto-immunisation ?
Devions-nous rougir à l’écoute des commentaires de quelques dames de Brigthon moquant le confinement des « froggies » ? La voix du Président des Etats-Unis exhortant à la continuité à tous crins de l’activité économique, peu importe le prix humain à payer, pouvait-elle nous attirer comme le chant d’une sirène ? Notons-le : le premier ministre Boris Johnson a bien failli trépasser et le Président du Brésil vient d’être testé positif…

Oui, il nous faudra rivaliser d’ingéniosité d’ici quelques semaines pour prendre le cap d’une relance efficace ! Cela dit, mieux vaut affronter la forte houle promettant de secouer, fort d’un équipage en bonne santé et sécurisé que de faire revivre à nos ressortissants le calvaire de l’équipage du navire « La Méduse », échoué sur un banc de sable pour avoir été dirigé par un capitaine d’une incompétence crasse… parmi les premiers à embarquer sur une des plus solides chaloupes, laissant les plus indigents dériver sur un funeste radeau, admirablement dépeint par Delacroix.

Peu importe in fine les nouvelles couleurs de nos nouvelles municipalités ; elles vaudront toujours mieux qu’un vert virant de nouveau à l’orange, puis au rouge, sur une nouvelle carte épidémiologique de notre pays.

Prenez-soin de vous en cet été que je vous souhaite superbe pour une belle rentrée !

MARC FRAYSSE, Ancien Député et Président de France Unie

SOCIÉTÉ

SKYFALL

Skyfall c’est d’abord le titre d’un film dans la série de James Bond, à mes yeux le meilleur, admirablement incarné par Daniel Craig. Sans rentrer dans les détails de la série cinématographique, je rappelle que cette saga, tirée des œuvres de Ian Fleming, romancier et un des fondateurs du MI6, raconte l’histoire d’un espion britannique au début de la guerre froide. Skyfall est certainement le film le plus profond et le mieux réussi. Le début du film commence par un acte terroriste de très grande envergure contre le MI6, service de contre-espionnage britannique. Acte mené par un personnage inquiétant, au nom d’une organisation secrète « spectre ». Chacun peut identifier cette organisation à n’importe quel ennemi du moment, le communisme puis l’islamisme. Dans l’esprit de cette saga, le Royaume-Uni, l’Occident et l’Humanité sont en permanence menacés par un ennemi qui veut détruire les Etats puis prendre le contrôle de toute l’humanité. Dans ce film, l’organisation, par l’intermédiaire de Raoul Silva (Javier Barden) détruit non seulement le MI6, mais plonge Londres dans le chaos et une grande partie du Royaume-Uni. Raoul Silva assassine la chef du MI6 qui est une seconde mère pour James Bond. Cette attaque provoque un tel chaos que toute la société semble s’effondrer. James Bond se retrouve face à un ennemi terrifiant. L’intensité dramatique en devient presque insoutenable. Le désespoir semble vous prendre. Tous vos repères sont détruits. Une soumission totale est exigée dont seule la mort est l’échappatoire. C’est le sens du titre skyfall, la chute du ciel. Même Dieu s’effondre. Vous êtes seul face au mal. A la limite vous en arrivez à souhaiter la mort pour échapper au désespoir. La chanteuse Adèle prête sa voix pour la chanson du film. Les paroles sont d’une force incroyable. Au plus profond du désespoir, de la douleur morale et physique, chacun retrouve la force de caractère pour refuser la capitulation se remettre debout et affronter le mal. James Bond triomphe une fois de plus. On retrouve l’esprit anglo-saxon. On ne capitule jamais. L’espoir renaît au plus profond du désespoir. Quel est le moteur de l’espérance ? La quête perpétuelle de la liberté. Liberté qui fait de nous ce que nous sommes. Liberté qui s’inscrit dans la dynamique de l’Occident. Occident dont on a annoncé son effondrement. Occident qui se relève. Occident, qui porte un message universaliste pour tous les peuples. Ne désespérez jamais.

Dans des périodes comme celle que nous traversons, dans lesquelles nos références culturelles, nos symboles civilisationnels sont attaqués et détruits, quand en plus nous avons des dirigeants capitulards, incultes sur l’Histoire de notre Nation et de notre civilisation, il faut tenir et reprendre espoir. Le combat est permanent et il ne faut jamais baisser la garde.

Paroles de la chanson :

Let the sky fall, when it crumbles

We will stand tall, face it all together.

Traduction:

Laisse le ciel s’effondrer, lorsqu’il s’émiettera

Nous nous relèverons et ensemble nous y ferons face

JOSÉ MARCO, Ancien élu de Villeurbanne, Historien

CULTURE

Hasard. J’ouvre mon vieux «Petit Robert ». Au son sens premier du terme, le vocable « hasard » désignait un « coup heureux au jeu de dés » avec le Six, monnaie alors en usage au Moyen-Age. D’accord, mais intéressons-nous plus haut à la racine du vocable. Je n’y trouve aucun « hasardus » qu’auraient pu nous transmettre nos ancêtres pratiquant le latin. En fait, le « azar » espagnol serait resté en tenue de bain, après sa traversée du Détroit de Gibraltar, ayant laissé aux pays des chiffres arabes sa tenue originelle « az-zhar » et qui signifierait « ce qui a été voulu d’en haut ».

Ceci reste pour le moins assez inattendu mais « C’est ça la France », comme l’écrit et le chante Marc Lavoine nous ayant par ailleurs portés à dévorer non sans bonheur, larmes et émotions, les pages du livre racontant son père, pied-noir. Tiens, pourquoi une telle dénomination ? Promis, je chercherai. Cette chanson, co interprétée avec Gaëtan Roussel, est formidable ! Mais si vous retrouvez en ligne le clip-vidéo dans lequel seul est mis en scène le chanteur-interprète, en noir et blanc et sur de fabuleuses images d’archives, je vous promets un merveilleux voyage dans l’histoire, avant votre voyage estival dans notre France… risque de pandémie « bis » oblige.

Voici donc les paroles de la chanson… sans oublier les trois Té…

« Ça boit le petit noir ou le petit vin blanc 
Ça cherche la bagarre et du boulot souvent 
Ça lève le poing, ça bouge, ça manifesta-tion’e 
Ça sort tous les samedi dépenser son pognon’e 
C’est ça la France 

Du Chili dans les gamelles et du vin dans les biberons 
C’est ça la France 
Du Laguiole à l’Opinel à partager les saucissons 
C’est ça la France 
On est tous des frères selon les déclarations 
Enfin je pense faut jamais les oublier 
Les trois mots qui se terminent en Té 

Ça fait de l’huile d’olive et du couscous poulet 
Ça trinque à la pétanque au comptoir chez Marseille 
Ça Brassens à tout va c’est beau les seins d’une fille 
Ça camembert le chinois ça frise à la Bastille 
C’est ça la France 

Du Chili dans les gamelles et du vin dans les biberons 
C’est ça la France 
Du Laguiole à l’Opinel partager les saucissons 
C’est ça la France 
On est tous des frères selon les déclarations 
Enfin je pense faut jamais les oublier 
Les trois mots qui terminent en Té !

Ça avale son Vichy et ça Dreyfus’e la joie 
Jean-Moulin rouge aussi Pierre Bérégovoy 
Ça liberté de la presse c’est pas qu’une impression. 

La plus souvent ça OS chez Renault chez Citron 
C’est ça la France 

Du Chili dans les gamelles et du vin dans les biberons 

C’est ça la France 
Du Laguiole à l’Opinel partager les saucissons 
C’est ça la France 
On est tous des frères selon les déclarations 
Enfin je pense faut jamais les oublier 
Les trois mots qui terminent en Té … ouai..  


Ça flic quand même pas mal ça repasse à tabac 
Ça chauffe un peu dans les bals je rentre à la casbah 
Ça bouche sur les périphs ça rôde encore la nuit 
Ça fait des hiéroglyphes ça fait des petits 
C’est ça la France 

Du Chili dans les gamelles et du vin dans les biberons 
 

C’est ça la France 
Du Laguiole à l’Opinel à partager les saucissons 
C’est ça la France 
On est tous des frères selon les déclarations 
Enfin je pense faut jamais les oublier 
Les trois mots qui terminent en Té. ………… »

SOPHIE BELMONT, Docteur en Droit

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